historique

présentation de la commune

 

Depuis une trentaine d'années, Aubonne s'est mise à vivre à un rythme plus dynamique, sans pour autant que nos édiles succombent à la tentation du développement inconsidéré. Nos efforts sont soutenus et l'essor se fait en douceur. Deux plans de zones successifs permettent la création de secteurs ouverts soit aux bâtiments locatifs soit à la villa. Une modeste zone artisanale et d'industries propres trouve sa place de part et d'autre de la route d'Allaman et prend en peu d'années un développement rapide. La construction du quartier Les Vergers du Poyet avec des surfaces commerciales est l'extension la plus récente.

Il faut aussi relever la restauration heureuse de nombreuses maisons de la vieille ville. Conjointement, ce sont les infrastructures de la commune qui sont à reconsidérer. De nombreuses réalisations ont déjà été exécutées, soit l'agrandissement et la modernisation des captages et du réseau d'eau, la construction et ensuite l'extension du Collège du Chêne, une station d'épuration, une piscine, le Centre culturel et sportif du Chêne, la restauration du Château, de l'Hôtel de Ville, de la Grande-Rue, la construction d'un parking souterrain public et l'aménagement d'un collège à Pré-Baulan.

Dans un proche avenir, la commune aura encore d'autres objectifs à réaliser, notamment la suite de la rénovation des rues de l'ancienne ville, un nouvel agrandissement du Collège du Chêne, la construction d'une salle de gymnastique double sur le site de Pré-Baulan, la révision générale du plan des zones et de son règlement. Une nouvelle zone d'habitation au sud de la localité pourrait voir le jour pour répondre à la forte demande de logements.

Vous constaterez que les tâches ne manquent pas. Toutefois, les Autorités restent soucieuses, malgré une pression démographique constante, d'un développement harmonieux de notre cité afin de garantir aux habitants actuels et futurs une qualité de vie que nous apprécions tous aujourd'hui.

Deux enceintes successives furent construites. En 1766, huit portes permettaient aux habitants d'entrer et de sortir de la ville. Dès le début du XVIIIe siècle, la construction de nombreuses maisons patriciennes et en particulier d'un nouvel Hôtel de Ville embellit et transforma quelque peu la cité médiévale.

Dès lors, jusqu'aux environs de 1970, la ville entre dans une période de léthargie qui eut, comme avantage, de maintenir intacts les nombreux témoins du passé. Ni l'évolution industrielle, ni l'apparition du chemin de fer, ni celle de l'automobile, ni l'explosion démographique de l'après-guerre ne vinrent troubler la quiétude de la cité.

Les gens d'Aubonne s'accommodaient fort bien d'une vie paisible et retirée; les besoins étaient modestes. L'agriculture, la viticulture et les activités de l'arrière-pays suffisaient à maintenir le commerce et l'artisanat à un niveau satisfaisant. L'arrivée de Jean-Baptiste Tavernier (1605-1689), diamantaire des rois de France et grand voyageur, puis celle de Henri, marquis Duquesne (1652-1722), fils aîné du célèbre amiral de Louis XIV, changent le cours des choses. Ces deux protestants, exilés de France, font du Château d'Aubonne une confortable et noble demeure.
Dès 1701, Aubonne devient le siège d'un bailliage bernois et 17 baillis vont se succéder au Château jusqu'à la Révolution vaudoise de 1798.

L'histoire du bourg est naturellement liée à celle de son Château. C'est au début du XIIe siècle que les habitants de la région, en particulier de Trévelin, où une église avait été construite au début du Moyen Age, viennent chercher protection en groupant leurs habitations au pied du Château, demeure des sires d'Aubonne. En 1234, sous le titre de Franchises d'Aubonne, une charte est établie, fixant les droits et obligations du seigneur ainsi que des habitants du bourg.

Que vous arriviez de Lavigny ou d'Allaman, vous ne pouvez qu'être émerveillés par le coup oeil que vous offre le site d'Aubonne! Le Château d'abord, fièrement campé sur la colline, domine le bourg avec sa tour cylindrique coiffée d'un bulbe insolite et ses façades sobres et étirées. Les travaux de restauration de cette demeure seigneuriale, devenue propriété de la commune en 1835, se sont achevés en 1988. Huit ans d'efforts ont été nécessaires pour "effacer des ans l'irréparable outrage" afin de loger les écoles secondaires, une aula, le caveau des vignerons et, dans les communs, des salles pour l'enseignement du dessin et des sciences.

Ce Château, fierté des Aubonnois, a son histoire. Il a traversé les siècles sans que de grands événements ou des catastrophes le touchent. Le feu l'a épargné et les gens de guerre ne l'ont pas pillé. Du XIIe au XVIIe siècle, de simple tour il devient citadelle puis château fort, au gré des transactions et à mesure que croît la puissance de ses propriétaires, à savoir les seigneurs d'Aubonne, la maison de Savoie, les seigneurs de Grandson et le comte de Gruyère.

 

le château d'aubonne

Sur cette haute colline, facile à défendre de tous les côtés se sont installés tout au long des siècles, d'abord un châtelard en bois avec fossés, un château roman inconfortable dont il reste la base du donjon carré, des bâtiments de plus en plus considérables défendus par une barbacane ou poste avancé ; la fameuse tour ronde, souvenir des voyages en Orient de Tavernier et enfin une cour intérieure bordée d'arcades, créée par Du Quesne, le fils de l'amiral.

C'est aujourd'hui un magnifique ensemble qui domine à l'est le profond ravin de l'Aubonne et, à l'ouest et au sud, la ville du même nom aux maisons étagées et aux rues étroites et pittoresques. Située à l'écart des grandes voies de communications, Aubonne a su conserver son cachet ancien.On pénètre au château par une barbacane qui a perdu sa porte de bois, mais conserve encore les gonds et deux meurtrières en trous de serrure qui servaient au tir à l'arquebuse. Le toit de la barbacane a été abaissé jusqu'aux consoles de pierre, séparées par des espaces vides, par où les défenseurs laissaient tomber des pierres sur les assaillants de la porte.

La porte franchie, on parvient à la cour extérieure du château par une rampe en demi-cercle et l'on se trouve devant la longue façade nord du château terminée, à l'ouest, par la tour ronde de Tavernier.

Par la porte Renaissance on pénètre dans une ravissante cour intérieure, bordée d'arcades.

   

illustration © Ric BERGER (1894-1984)
 

la tour du château

Une Tour Orientale dans le Pays de Vaud...

Semblable à une gigantesque chandelle coiffée de son éteignoir, la tour se dresse, toute blanche sur l'écran sombre du Jura, au-dessus de la ville d'Aubonne. Elle évoque irrésistiblement l'Orient et, en la voyant pour la première fois, on se demande qui a bien pu transporter cette sorte de minaret arabe, au milieu de la campagne vaudoise.

Cet aspect oriental fut en effet voulu par un seul homme qui, possesseur de la seigneurie d'Aubonne pendant quinze ans, de 1670 à 1685, désirait avoir sous les yeux une construction lui rappelant l'Orient, où il avait longtemps vécu. Cet homme était le Français Tavernier (1605-1689), grand voyageur devant l'Eternel puisqu'il avait parcouru, pendant près d'un demi-siècle, la Turquie, la Perse et les Indes, pour s'enrichir en faisant le commerce de pierres précieuses.

Pendant plus de quarante ans, Tavernier alla acheter des diamants dans les Indes, à la mine même, ce qu'aucun Européen n'avait osé faire avant lui, puis il les revendait à la noblesse européenne au prix fort, ce qui lui permit d'amasser une immense fortune.
Louis XIV, son meilleur client et son ami, l'anoblit.
Calviniste convaincu, Tavernier néanmoins, décida de s'expatrier à cause du projet du roi de rétablir l'"unité de religion" en France, autrement dit de révoquer l'Edit de Nantes promulgué par son aïeul Henri IV.

Voilà donc Tavernier en Suisse à la recherche d'une propriété à acheter. C'est un artiste qui veut avant tout un beau site parce qu'il a les moyens de se le payer. Tavernier payait sa seigneurie 60000 livres. Le château était si délabré qu'il dut, y mettre autant d'argent encore si bien que le tout lui revenait finalement au double.

Le donjon était alors une tour carrée du XIIe siècle dont on connaît l'aspect par une gravure conservée au musée local. Il était moins haut que la tour actuelle et couvert d'un toit en forme de trapèze.

Il démolit ce donjon carré jusqu'à 5 ou 6 mètres du sol et sur cette base, il éleva la tour cylindrique imitée d'un minaret de mosquée, et la couvrit d'un toit en forme de bulbe, à la mode russe. Le raccord entre la base carrée et la tour cylindrique est assez réussi.

Chose curieuse, on trouve encastrée à l'angle sud de cette base romane, à hauteur d'homme, une ancienne corniche romaine posée à l'envers avec un décor d'oves et de dards. On croit que cette corniche provient de Trévelin, à un kilomètre d'Aubonne dans la direction de Genève, où se trouvait une station romaine sur la route d'Etraz.

La visite de cette tour de Tavernier réserve quelques surprises . Entre les murs fort épais sont aménagés des cachots voûtés, sur trois étages. Celui qui les visite recule épouvanté car ils contiennent encore, fixées aux murs, les chaînes ou étaient rivés les prisonniers.

 

l'église

Après le château, l'église est le monument le plus intéressant. Perchée au bord du ravin au fond duquel cascade l'Aubonne, elle est de forme irrégulière qui ne s'explique que par son histoire. Au moyen âge l'église paroissiale se trouvait à Trévelin, à 1 km vers l'ouest. En 1306, le châtelain fit construire pour son usage personnel la chapelle dite de St-Etienne, et deux siècles plus tard la famille Bergoz fit élever tout près une seconde chapelle dédiée à St-François.

Mais l'église de Trévelin menaçant ruine, la ville d'Aubonne la fit démolir en 1577 et avec les matériaux fit construire entre les deux chapelles susmentionnées l'église actuelle dont le choeur est gothique et la nef couverte d'un plafond de bois.
Lors de la dernière restauration, qui eut lieu en 1940, on a fait de la chapelle St-Etienne, si intéressante avec ses décorations du XVIIème siècle, une salle de catéchisme.

illustration © Ric BERGER (1894-1984)
 

Visite guidée de la vieille ville d'Aubonne

Contact : Jacqueline Cretegny 
021/808.69.83 - 079/411.37.03 - info@aubonne-tourisme.ch

 
Aubonne Hier et Aujourd'hui
 

 

Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

 

à l'écoute des vieilles pierres

Aubonne
à l'écoute des vieilles pierres

Brochure éditée par la commune d'Aubonne en 1979

Cette brochure est disponible au greffe municipal
au prix de fr. 5.-

 

 

 

Remonter